Liviu Antonesei

George Geacăr


 
sus

Liviu Antonesei

 

 

Psaumes

 

Psalmii care urmează nu au o versiune în limba română. Într-un moment ciudat, straniu, i-am scris direct în franceză, într-un fel de transă. Cum nu sînt francofon decît a mes heures, textul a fost revizuit şi corectat de Luisa Palanciuc, căreia îi mulţumesc şi pe această cale. Îi mulţumesc, de asemenea, pentru sugestia privind paginarea lor, care mă reîntoarce la o practică utilizată în poemele mele lungi de la sfîrşitul anilor şaptezeci şi începutul anilor optzeci.

 

 

Psaume 1

 

Imagine-toi…

 

… retournée

près de la cheminée

sous ton chemisier fragile

vaporeux

 

juste ce chemisier

comme un habit d’antan

un peu         plus long

plus large

 

et tes cuisses entrouvertes

 

et puis une ombre

l’Ombre

 

Tout doucement

j’entre dans ta cellule

me glisse délicatement

pour ne pas te réveiller

m’approche

pose un baiser sur ta jambe

 

et tu sursautes

 

vient ensuite un autre baiser

sur un genou

mes mains envahissent tes seins

 

ma bouche tombe

goulue

sur l’Ombre

la prend

l’avale

 

Entier dans ton corps

à toi

à moi

les spasmes du bassin

 

et ma bouche

et ton Ombre

et mes mains          qui voyagent

qui frottent         les tétons

la peau douce de tes aisselles

 

Je bois          le liquide

le miel secret de l’Ombre

puis je pose un autre baiser sur ton abdomen

puis sur chaque sein

puis sur ta bouche

 

Et tu te réveilles

 

Tu dis quelques mots

tendres

insensés

 

Mon sexe

sur ta peau

sur tes genoux

sur tes seins

sur ta bouche

 

Et quelques mouvements légers de la langue

 

Et mon sexe

qui enfle

qui enfle

qui enfle

 

Mes mains dans tes mains

en croix

 

Et moi dans l’Ombre

pleinement

entièrement      

parmi les chaudes         les humides profondeurs

 

Et puis tous ces va-et-vient

lents

rapides

 

avec les muscles de l’Ombre tendus

dans un spasme

autour de mon sexe

gant tendre

 

Et mes mains qui s’accrochent à tes deux hémisphères

 

Pulsations folles

 

Nous deux

enflammés

jusqu’à la fin du monde

jusqu’à la fin du monde

les yeux dans les yeux

une bouche sur l’autre bouche

un sexe dans l’autre sexe

un sexe dans l’autre bouche

une bouche autour d’un sexe

 

encore une fois

encore une fois

 

et à chaque fois

jusqu’à la fin du monde

 

Et nous buvons

le vin noir

dans la même coupe

 

 

Et puis nous plongeons

dans l’eau brûlante

au milieu des écumes soyeuses

tes cheveux                  ta peau dorée sous le froid d’autrefois

 

 

Et la petite fente de l’Ombre

 

 

Et mon sexe

qui enfle

qui enfle

qui enfle

 

Et puis à nouveau tous ces va-et-vient

lents

rapides

 

avec les muscles de l’Ombre tendus

dans un spasme

autour de mon sexe

 

Et toi

qui me chevauches

volcan en éruption

 

Nous deux

diables

ou anges pécheurs

 

êtres dans un vol

démesuré

infini

gracieux

accordé par le bon Dieu

 

un Dieu païen

me semble-t-il

mais un Dieu plein de vigueur et de miséricorde

 

un Dieu né dans les fins fonds

des Andes

des Alpes

des Carpates

 

un Dieu né

des vagues du Vieil Océan

et de la très verte Mer Noire

 

Il n’est pas jaloux

de notre bonheur

de nos corps enlacés

 

Il regarde

nos sécrétions qui se mêlent

 

Il écoute

le battement fou des cœurs

 

Il fait un geste

la bénédiction

de nos corps

de nos sexes

de nos esprits

 

Et nous poursuivons nos spasmes

en son honneur

à sa gloire

 

Et son contour fluorescent reste sur nous

jusqu’à la fin

de ce monde

de tous les mondes

les réels

les possibles

les imaginaires

 

Et nous marchons quelquefois

dans les prairies

dans les pampas 

 

main dans la main

 

dans l’herbe fraîche du matin

qui chatouille nos chevilles

 

Et le soleil au lever

laisse des traces sur nos corps épris

 

Et nous sommes tout à coup

nus tels des anges

Adam et Ève avant le péché

 

Nos cellules plongent

les unes vers les autres

les unes dans les autres

en ébullition

 

Et tout recommence

 

Au commencement était le recommencement

 

Éternelle présence de l’amour

Jusqu`a la fin du monde

 

Hosannah

Alléluia

Amen

 

 

Psaume 2

 

Imagine-toi...

 

... qu’après les quelques mots échangés entre nous

une tempête se lève

celle-là même

fascinante

tropicale

l’invraisemblable tempête

irruption dans la tranquillité d’un jour calme

ensoleillé

torride

endormi

 

Ce sera un non-lieu

les nuages de plomb cacheront le soleil

le vent commencera à briser les branches des arbres

la lumière du jour disparaîtra dans le néant

 

brouillard et fourrure

 

la fin du monde

comme il est écrit dans ce livre

délirant

sincère

somptueux

 

somptueux comme toi

mi amor

my love

mon amour

 

Toi

la somptueuse

l’infiniment désirable

à toutes les heures du jour et de la nuit

et plus encore dans les moments de passage

quand le soleil éreinté se couche au zénith

 

Et la tempête a fini

dans une pluie forte et fraîche

comme tes yeux d’or

brumés

 

mon Dieu

quels yeux

quelle étrange couleur

rêves de neige

 

Je danserai seul dans la pluie

et puis

dans cette splendide

cette tranquille après-pluie

 

Je marcherai sur la surface humide des rues ennoblies par la sainte eau de Dieu

notre Père paradoxal

le Dieu des montagnes éloignées

des océans plantureux

le Dieu de la force et de la puissance tellurique

charnelle

séminale

 

le Dieu de notre mémoire infatigable

le Dieu qui parle à travers le baiser de nos bouches soudées

le Dieu du sperme dont nous avons été engendrés

 

L’après déluge

finalement

 

Et moi

je reste le solitaire de la nuit

parmi ces maisons éclairées

ombragées

le chevalier errant

parmi les arbres fatigués

sous la tempête

routine d’une vie mécanisée

 

...et, imagine-toi

mon amour

avoir choisi ce moment de silence accompli

pour faire ton apparition tumultueuse dans ma mémoire

devant moi

le solitaire de la nuit

après la tempête

 

Oui

tu es apparue

mon amour

défaite

somptueuse

splendide

issue des profondeurs de ma mémoire

 

une lumière dans les ténèbres

une surface d’albâtre des abysses de la nuit

 

miracle incarné

 

Ta robe blanche

transparente

est tombée à tes pieds

et la lumière est devenue claire

encore plus claire

encore

encore

 

Mon étoile avait ouvert la voie

 

Ta main fine

me conduisait avec des mouvementes lents

prévenants

vers ton Ombre déjà luisante

envoûtante

 

Tous deux

étendus sur les feuilles humides et chaudes

matrice du monde

 

En toi

jusqu’à la racine

je suis

pour une éternité et encore

my love

jadis                  maintenant                  naguère

dans le temps

et le non temps

dans le lieu

et le non-lieu

 

Explosion

aller – retour

systole – diastole

corsi – ricorsi

va et vient

de tous mes reins

cela vient

j’explose

cascade

 

Et notre cri

unifié

crucifié

 

Les deux coulées de laves se mélangent

jusqu’à la dernière goutte

 

reins souffreteux qui enfantent

 

Vide je suis comme le cosmos au commencement

fruit pressé

avalé

pendant l’éclipse totale du soleil

 

Étendus sur les feuilles chaudes et humides

les yeux vers le noir constellé de cet étrange ciel

 

Nul mouvement sous le bitume du ciel

nul mouvement

vide je suis

vidé

 

Petit démon

mon ange de l’enfer

diable du septième ciel

tes cheveux sont à nouveau sur mon ventre

et tu descends tu descends tu descends

avec tes lèvres rouges jamais fatiguées

battement de la langue

remous des lèvres

tu m’engloutis

 

Dieu de lumière

Dieu de ténèbres

j’explose à nouveau

 

Sommeil de plomb

réveil

je m’entends respirer

je respire

où es-tu

où es-tu

 

Et ce silence absolu

océanique

 

Oui

je te salue

Vieil Océan

tout est à ta gloire

pour tes vagues infinies

tes vagues assassines

Dieu né de l’anagramme de l’imaginaire

ou bien de notre mémoire

 

Hosannah

Alléluia

Amen

 

Ainsi donc passons-nous sous la roue du monde

avec nos vies passagères

l’amour         la chair     la mémoire des choses

 

ex nihilo nihil

ex nihilo omnia

 

 

Psaume 3

 

Imagine-toi...

 

 

...mi amor

my love

mon amour

que je sois le digne héritier

de l’explosif Bakounine

de la force délicate de Mahatma Gandhi

 

Et je descends vers le fleuve

vers la mer

non

je descends vers les vagues majestueuses du Vieil Océan

celui chanté autrefois

par le sinistre et délicat homme de Montevideo

 

Oui

mon amour

je descends des dunes mouvantes

vers le sable ardent des plages

 

Nu je suis

de lauriers couronné

je descends

et entrevois ton Ombre parmi les dunes

 

et le temps n’existe plus

juste le soleil

sur d’autres méridiens

et moi

furtivement retourné vers d’autres dunes

les dunes de ton corps

dans l’étreinte de la  lumière

 

Et le temps n’existe plus

juste un triangle obscur

et les mouvement de ton corps

le non temps

les cuisses                  les lèvres humides                  le fluide du désir

Je boirai le nectar

petit à petit

pour durer une éternité

et encore

 

Libre chemin pour ma langue agile

mes lèvres parties à la rencontre de tes lèvres

et le sommet

le sommet         petit bout rouge

qui tremble frétille

 

Tu te retournes

mouvements légers

lèvres enflées de désir

 

Et puis à nouveau tous ces va-et-vient

lents

rapides

 

extase charnel

amour

dans ce poème du désespoir

du plaisir

du désir demeuré éternel désir

tel le poème dans la fabuleuse théorie de Mallarmé

 

Imagine-toi...

 

...maintenant

oui maintenant

un étrange hiver nordique

tempête de neige

la neige du mois de mars

le vent violent de la mer

et notre marche des pingouins sur le tapis blanc

cassant comme le sable

et notre gaucherie de pingouins

mi amor

my love

mon amour

 

Tu étais déjà incrustée

dans ma fabuleuse

ma maladive mémoire

 

Et puis

Tous ces gestes

ces paroles d’emprunts

d’adolescents attardés

sous la tempête

dans un rituel des neiges inventé autrefois

 

Souviens-toi

Souviens-toi du commencement

Souviens-toi

Au commencement était le recommencement

comme dirait le prince Blanchot

 

Ensommeillés nous sommes

abattus sur le gravier en feu

sans voix

tels des arbres,

des pierre recouvertes de sable

semblables à ce Dieu muet

après la consécration du monde

 

Pour combien du temps encore

sans doute des heures

et des heures

et des heures

 

Et cette eau qui te prend peu a peu

délicieuse capture

je m`élance dans les vagues vertes et salés

près de toi

mes mains sur ton corps refroidi

sur tes seins

sur tes cuisses qui m’enlacent

            dans leurs savants mouvements

 

Et puis à nouveau tous ces va-et-vient

lents

rapides

 

toujours plus en profondeur

dans ces eaux

cet Océan         placenta du monde

 

Et tes mains autour de mon cou

Et les vagues jusqu’à nos genoux

frontières entre l’eau et le soleil couchant

entre l’eau et la non eau

le lieu et le non-lieu

avant

maintenant

après

 

alors que j’écrivais ce poème du désir

mi amor

my love

mon amour

le poème du désir

le poème du plaisir

hic et nunc

et avant

et après

devant le Vieil Océan

dans l’espace de notre mémoire

 

à nous

 

Poeme din volumul Apariţia, dispariţia şi eternitatea Eonei (antologie de poezie 1978 – 2006) în curs de apariţie  la Editura Paralela 45.



Comentarii cititori
sus

george geacăr

 

 

imersiune. debaraca

 

o femeie bătrână

într-un apartament

din micro doişpe

într-un bloc cu zgomote stranii

pentru cine-a trăit în sat

optzeci de ani

 

îmblânzeşte lumea cu întrebări naive

cu denumiri ţărăneşti ataşate obiectelor din apartament.

 

ea spune debaracă locului unde lasă

sacoşe de cartofi din piaţă. ia sticla de ulei

din debaracă. astăzi

noi tot în debaracă abandonăm ce a ajuns de nefolosit

în debaracă găsim ce ne trebuie.

 

de câţiva ani debaraca rămâne singură în apartament

când nu suntem acasă. am auzit

despre umbra femeii

dar n-am văzut-o. am văzut doar cuvântul

doar istoria lui

 

 

imersiune. un război cu tata

 

cui nu-i plac poveştile de război? îmi plac şi mie

dar nu cele ale tatălui meu.

eu n-am fost la război

nici la revoluţie n-am ajuns chiar la timp

ci abia după serbarea dianei. în ziua aia

la grădiniţa ei îl aşteptau pe moş crăciun cu pseudonim (moş gerilă)

copiii îl invocau cu omagii

ale poeţilor români pentru conducătorul iubit. şi chiar au fost şanse

să coboare acolo. dacă venea

educatoarele l-ar fi primit.

 

l-au împuşcat ceva mai încolo pe el şi pe tovarăşa lui

creierul ei acru a rămas pe beton

o vreme

până când câinii gării târgovişte-sud au procesat

o gândire confuză.

 

nu înţelegeam războiul tatălui meu

descris de el.

soldaţii trăgeau gloanţe

alergau încoace şi încolo

mureau. tata se enerva că nu înţeleg războiul

şi că te poţi întoarce acasă

cu un glonţ în picior.

 

mi-era cam ruşine cu tatăl meu.

 

la bucureşti

după o zi printre mitraliere aruncătoare şi alte chestii nemaipomenite

de la muzeul militar central

abia am reuşit să ne urcăm într-un troleibuz către gară

 

 

imersiune. zgomote mici

 

murmurul tiroidei

urina sângele limfa

picură

dintr-o parte în alta

dar fir-ar să fie! prea multă discreţie

prea e linişte

iar zgomotele mărunte

parcă prea ar vrea să-mi ascundă ceva!

 

mă menajează? ori eu

sunt cel care-aşteaptă semnale?

 

poate vorbesc prea mult despre disperare

şi disperarea s-a săturat

ca un animal care dă înapoi

se cară se duce dracului!

 

şi-acum

ce-ar fi de făcut? ce să fac

cu imaginea asta: geamuri plesnite

şi sfărâmate pe trotuar

crengi smulse din umeri

frunze verzi care n-au habar că foarte curând vor muri?

 

disperarea era un dezastru acceptabil adică  

 

 

imersiune. mesajul meu tăcut

 

micro doişpe noaptea e zaţul de cafea

pe fundul unui ibric plin de-ntuneric

 

aşa că francezii de la fundaţia proche/lointain

abia m-au găsit printre blocuri. ei fac un film

sur la roumanie

care-ar fi mesajul meu aşadar? au răsfoit

cărticelele mele etalate frumos sur la table.

votre message donc!

 

mi-au zis să citesc poeme în limba română.

cum sună poezia în limba română?

ca poemele orale ale poeţilor musulmani

din cartierele periferice?

 

bogdan ghiu şi doru mareş

au povestit semaforul gheorghe în limba franceză. băi

moşule

a zis doru. voila!

francezii.

 

ce mesajul meu! a fost un schimb cultural

reuşit

 

 

timp virtual. fotografie de grup

 

dac-ar ninge dac-ar ninge

dac-ar ninge

am rămâne astăzi acasă

s-ar înzăpezi trenurile în gări

s-ar încolăci câinii vagabonzi

lângă conductele calde din subsoluri

am tăcea cu toţii am privi pe fereastră

cum ninge cum ninge cum ninge

am deschide fereastra

în aerul pur

am scotoci-n bibliotecă

prin fişierele calculatorului

prin pachetul de programe discovery

ne-am tolăni

retraşi din lume fiindcă afară ninge

fiindcă afară ninge ninge şi ninge

şi noi n-avem nici o vină

 

 

fără milă. reportaj

 

în gara târgovişte-sud e un câine

nu un câine de pluş

cu limba roşie atârnând

ci un câine adevărat

fără mandibulă.

 

cum îl vezi îi arunci

un sfert de covrig

iar el şterge cu limba

un metru pătrat de pavaj

până-nghite cumva.

 

până vin trenurile

mulţi aruncă bucăţele de pâine

ca să vadă chestia asta. aşa

timpul trece mai repede 



Comentarii cititori
sus

 


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